Durant ces derniers mois, des voix superbes se sont, définitivement, tues.
Cesaria Evora, Whitney Houston, et, moins connue mais également merveilleuse, Montserrat Figueras.
D’autres voix ont installé un vacarme aussi inutile que désespérant. Leur rengaine tourneboule la tête et emmêle les propos :
«Au Fouquet’s, les riches mangent 75% de viande Halal »
« L’équilibre des économies en Europe est inquiétant et dépend du match Allemagne/Grèce car les banques centrales des pays du nord alimentent la BCE qui alimente les banques centrales des pays du sud qui …, de toute façon, s’en fichent compte tenu de l’absence de gouvernance européenne voulue par Maastricht ».
…Euh…nous avons juste compris que nous allons payer.
« Une coalition européenne s’est forgé contre la Hollande pour que les sociétés du COUAC 40 paient plus d’impôts sur les bénéfices qu’ils ne font plus en Europe depuis belle lurette »
Bref !dans ce tumulte nauséabond qui ne présage rien de bon pour l’avenir, de façon inaperçue, la voix de Mary Mailto s'était aussi arrêtée. Un problème de grippe ou plus exactement de grippage d'une technique soit disant de communication.
Certes, cet arrêt est passé inaperçu car la voix de Mary Mailto n’a rien de sublime, ni d’irritante ou provocatrice ; c’est juste un filet de voix qui se mêle de tout mais n’ambitionne pas de changer le monde ( encore que si personne ne s’en occupe…).
Mais cette extinction de voix fut importante, au moins pour moi, car c’est la mienne.
Je me réjouis, donc, que cette voix puisse ressusciter et, 2° bonne nouvelle, cela intervient à l'occasion de la journée de la femme.
La voix de Mary Mailto ne pouvait être absente en ce jour de gloire et d’ode à la féminité universelle.
Encore que.
Femmes « que j'aime » comme dit le grand Clerc, savez vous ce que vous faites?
Par un combat dont vous avez, seules, le secret, vous avez profité des élans électoraux pour bannir « mademoiselle » et n’être plus que « madame ». Quelle espérance nouvelle en ces temps d’incertitudes.
Et vous songez à pousser votre avantage en obligeant la grammaire à entretenir des liaisons de proximité ( rien de graveleux) ; en effet, il faudra bientôt dire « des hommes et des femmes belles » ; par souci d’une égalité bien comprise, l’adjectif prendra le genre du substantif le plus proche.
Si vous continuez ainsi, vous allez bientôt fumer, devenir administrateur de société, gagner autant que les damoiseaux et ralentir votre espérance de vie pour que l’égalité soit parfaite.
Le poète a toujours raison : « la femme est l’avenir de l’homme ».
X X X X X
A l’occasion de la journée de la femme, j’en profite pour poser une question indiscrète qui concerne la première d’entre elles :
« Eve, avez-vous un nombril ? »