C’est à Londres que nous
pouvons prendre, actuellement, le pouls de la planète malade
d’hyper-libéralisme.
La City : Tout va bien ; les recrutements de
traders sont à la hausse avec des rémunérations « comme avant » ; les costumes
rayés sont de retour, les « grosses bagnoles » réchauffent le climat et les
restaurants de la City ne désemplissent pas .La financiarisation de l’économie a
retrouvé ses couleurs.
La réunion à Londres des
ministres des finances du G20 : elle débouche sur un compromis
concernant le plafonnement des bonus (étalement dans le temps, avec
suppression possible des derniers versements en cas de mauvaise performance ; en
outre il est question d'une plus grande transparence sur les primes des
dirigeants). Cette annonce a suscité un nouveau cocorico à Frédéric Lefebvre :
« Notre pays est de plus en plus écouté sur la scène internationale en
matière d'économie, et on ne peut que s'en féliciter". Pas rancunier, le
hussard de Sarko, alors que sa nomination en qualité de secrétaire d’état vient,
à nouveau, d’être retardée !.
Que faut-il penser de cette
apparente contradiction entre d’un côté, un début de régulation, et de l’autre,
la bonne humeur de la City ? la remise en question de certaines rémunérations
est, à coup sûr, une bonne nouvelle ; elle pourrait d’ailleurs être étendue à
d’autres secteurs ( le sport professionnel en particulier). Mais, est-on sûr de
la réalité de cette régulation dans le temps ? faut - il jeter l’opprobre sur
les traders et oublier leurs employeurs ? et, surtout, n’est ce pas là une
simple communication pour calmer, à bon compte, le peuple travailleur alors que
les vrais enjeux sont ailleurs?.