Autrefois, une question traditionnelle posée aux politiques était : «  Quel est le prix d’un ticket de métro, ou celui d’une baguette ? » ; ils ont, désormais, appris à répondre à ces questions (cours de 1° année à l’ENA).

Mais, couramment, lors de propos ordinaires, dans la vie courante, ils démontrent qu’ils ne connaissent pas le pays d’en bas.

Rappelons  nous de  la phrase, désormais culte, de Séguéla « Si on n’a pas de Rolex à 50 ans , on a raté sa vie » ; phrase devenue aujourd’hui «  Si on travaille encore à Molex  à 50 ans, on a raté sa vie ! ».

Selon l’auteur de « Confessions d’un banquier pourri », le patron de Lehman Brothers, Richard Fuld, vivait comme un moderne « Roi-soleil" avec six jets privés, un Boeing 767 et de multiples œuvres d'art propriétés de la banque.

Que fait le président de la Matmut avec ses 9 Porsches ?

Comment ne pas se sentir intouchable quand on a trempé dans des affaires de pot de vin, ou de faillites frauduleuses ou d’élections truquées et continuer à faire partie du Gotha, rebondir lors des élections suivantes, être indemnisé par quelque tour de passe- passe …..

On peut évidemment multiplier les exemples.

 

Comment ces gens là, qui ont ce train de vie invraisemblable,  pourraient ils penser, agir,  comme « tout le monde » ?

 

C’est la réflexion portée par  l’Association « Sauvons les riches » dont le but est, donc,  de permettre aux riches de  retrouver les pieds sur terre, même juste un instant. Je vous recommande leur site : http://sauvonslesriches.fr/.

Leurs dernières « victimes » sont Jacques Séguéla et Jean  Sarkhozy. A qui le tour ?

Leurs actions sont basées sur l’humour et la dérision. C’est ce qui en fait l’intérêt,  mais  c’est aussi le danger. Nous nous sentons  – un peu- vengés, mais  rien ne changera  au fond. Cela me rappelle les entartreurs.

C’est sympathique mais je crains  que la situation n’oblige à des actions plus tranchées.

 

Dans cet ordre d’idées, il faut  lire «  Notre part des ténèbres » de Gérard Mordillat. Sur fond de crise sociale, il y est question d’une  séquestration originale que je vous laisse découvrir.

 

C’est que la France n’a jamais changé par des réformes ; ce sont les violents soubresauts qui sont à l’origine des véritables évolutions. On ne peut que le regretter mais c’est un fait établi. C’est logique, la solidarité ne va pas jusqu’à se dépouiller de sa fortune, son pouvoir. C’est la contrainte qui fera bouger.

 

Or, il faut bouger. La Terre ne suffira plus à nourrir l’humanité dans quelques années.  Nous sommes à un rare moment où la société peut se transformer, peut encore se diriger vers un monde de partage des ressources . La crise fut, à cet égard,  un révélateur puissant.

Et pourtant, nos intouchables nous emmènent  tout droit vers le replâtrage, la relance du crédit, de la consommation ….

 

Que pouvons nous faire contre ces intouchables qui nous ré-embarquent vers la prochaine crise ? La démocratie oligarchique est elle la moins mauvaise solution ?

La « servitude acceptée »est elle une fatalité ?

 

 

 

 

« A vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions

violentes. »

 

Mary mailto et John Fitzgerald Kennedy