Tout a commencé avec cette déclaration de lendemain de réveillon par le Président Sarko  concernant la fin de la publicité sur les chaînes publiques.

C Albanel est alors victime d’une panne de communication et lors de sa première interview  à propos de la déclaration du Président, on comprend qu’elle n’en sait pas plus que nous et qu’elle vient de découvrir ce qu’elle va devoir défendre !

 

Les incidents se sont intensifié ces derniers temps.

Cauchemar avec le vote de la loi Hadopi (dont il faut rappeler que le véritable nom est « loi sur la Création et Internet » ! )

Souvenez vous de  la photo de  la ministre dans l’hémicycle, tailleur  couleur zinzoline, la tête entre les mains ; photo avec le sous titre  «Hapudopi».

Là encore, un sort funeste, une conjonction invraisemblable de faits imprévisibles l’avaient désarçonné ; comment imaginer que les socialistes, toujours aussi gamins, allaient jouer à cache-cache ; comment imaginer que la plupart des députés UMP , y compris le président de l’assemblée, étaient déjà en train de labourer leur circonscription  ; comment imaginer qu’une nouvelle panne de communication allait rendre muets les téléphones de ceux qui rangeaient leur bureau !

C Albanel fut si désemparée devant cette accumulation de malchances qu’elle en vint à envisager sa démission si la loi ne repassait pas rapidement à l’assemblée

( c’est vous dire combien le sens des mots lui échappait).

Dernier épisode imprévu : les sages du  Conseil Constitutionnel prennent leur travail au sérieux, tiennent compte de l’avis du parlement européen (tiens ! tiens !), s’interrogent sur l’opportunité juridique de produire une loi dont il leur est démontré qu’elle est déjà contournée et finalement la retoque au nom, entre autres,  du droit fondamental à l‘expression  «Internet est une composante de la liberté d'expression et de consommation ».

 

Episode suivant : son directeur de cabinet, ébranlé par cette histoire de loi Hadopi, prend toutes ses précautions et transfère, désormais, tous les mails qu’il reçoit ; en outre,  il  confond, fréquemment, TF1 et Ministère de la Culture ; et l’irréparable erreur se produit ; un cadre de TF1 est licencié par atteinte à la correspondance privée. Il est question que le Directeur de Cabinet, compte tenu de ses aptitudes, soit nommé Coordinateur Général des brigades de fouille scolaire.

 

Enfin, découverte récente d’une incroyable série de  dysfonctionnements au sein du Ministère.

La ministre avait commandé à un cabinet d’experts une étude sur des expérimentations de gratuité dans les musées. Le but était de vérifier l’influence que cette gratuité pourrait avoir sur la fréquentation de ces lieux de culture.

Quand le rapport fut établi, les incidents se sont multiplié, empêchant  sa diffusion.

Tout commença par une perte du dossier (seul ceci peut expliquer le long silence qui suivit la remise du rapport).

Puis le site gouvernemental, qui s’essaya à une synthèse du dossier,  s’est trompé dans la compréhension des conclusions tirées par les experts.

C Albanel a dû rattraper toutes ces erreurs en tenant une conférence de presse sur le thème. Patatras, elle avait travaillé à partir du site gouvernemental et les quelques pages du rapport réel se trouvaient au fin fond du dossier de presse.

Enfin, le fameux rapport, complet,  fut mis en ligne sur le site du ministère. Que croyez vous qu’il arrivât ? le lien de téléchargement ne fonctionnait pas !

Quand je vous dis que cette ministre n’est pas épargnée par le mauvais sort.

Heureusement, les hackers et autres futurs contourneurs de loi hadopi   ont retrouvé l’original et l’ont mis en ligne.

Toutes ces malheureuses infortunes connaissent enfin une issue heureuse. Les experts avaient été mal compris par le ministère et leurs conclusions, en fait, sont quasi totalement inverses de celles exprimées sur le site officiel. Ouf !

 C Albanel doit être soulagée de voir que la vérité a triomphé des défaillances techniques ou erreurs de vigilance de ses services.

 

Alors, malchance temporaire ou pérenne ? Malchance en tous cas.

Quoique…

Dans le monde footbalistique on dit  que « les grands gardiens de but ont de la chance ». Ce n’est évidemment pas de la chance mais du talent, de l’anticipation, une connaissance et une expérience qui laissent peu de place à l’erreur.

 

Le doute s’insinue en moi.

N’aurions nous pas un grand ministre ?

 

 

X           X

X

 

 

 

 

« La chance d’avoir du talent ne suffit pas ; il faut encore le talent d’avoir de la chance. »

 

 Mary Mailto et Hector Berlioz