Les combines à Nanard
Par Mary Mailto le lundi 15 juin 2009, 12:44 - L'anti-caste - Lien permanent
C’est le libellé qu’il voulait donner au site internet édité par son fils.
Nanard est de retour dans le foot et les affaires.
Il souhaite, d’un côté, se réinvestir dans un club de foot et d’un autre, réinvestir dans quelque entreprise. Tout le monde aux abris !
Pour le moment, il a fait l’amalgame de ces 2 envies et se préoccupe du Club Méditerranée ( un Club, une entreprise, il peut même continuer à jouer au comédien…).
Il n’y a pas encore mis un sou et c’est déjà le bazar. Déclarations dans tous les médias, réponse de Henri Marie Edmond Valéry Giscard d'Estaing ( le président actuel), yoyo du titre en bourse, possible poursuite judiciaire…
Les combines à Nanard, je vous dis !
Et ces combines donnent quels résultats ?
Il commence avec une petite imprimerie, Diguet-Denis dans l'Eure, qu'il revend moins de deux ans plus tard en empochant une plus-value conséquente. L’entreprise a finalement déposé le bilan en février dernier.
Bernard Tapie signe son premier gros coup avec Manufrance en obtenant l'exploitation de la marque. Liquidation de l’entreprise en 1986.
La Vie Claire est entrée en 1980 dans le giron du Groupe Bernard Tapie. La Vie Claire vivait alors ses heures de gloire, réalisait 200 millions de francs (30 millions d'euros) . Seize ans plus tard, elle ne pesait plus que 70 millions de francs, soit 10,6 millions d'euros. Son patron propriétaire actuel n'hésite pas à dire que Bernard Tapie a laissé une "situation pourrie".
Cédé pour un franc symbolique au Groupe Bernard Tapie en 1983, Look restera comme une des meilleures affaires de Bernard Tapie. En 1998, il la revend pour 260 millions de francs.
Pour Terraillon racheté un franc symbolique en 1981, de l'époque Tapie il ne reste, selon les mauvaises langues, que le siège social de Chatou. Autre entreprise de pesée de Bernard Tapie, Testut ( dont l’un des slogans était la balance de France) a totalement disparu du paysage.
La marque belge de raquettes Donnay, mise en faillite, renaît avec un actionnariat plutôt baroque réparti entre Bernard Tapie (51%), la région de Wallonie (29%) et Albert Frère (20%). Mais l'entreprise ne décolle pas et enchaine les pertes.
Obligé de trouver de l'argent frais pour racheter Adidas, Bernard Tapie cède ses parts en 1991 pour 100 millions de francs. Un temps exploité par Le Coq sportif, la marque est désormais la propriété du britannique Sport Ski qui la décline, entre autres, en chaussures.
Wonder ; Numéro 1 français de la pile; la famille fondatrice, en 1984, cède une entreprise en totale perte de vitesse à Bernard Tapie. L'homme d'affaires tranche dans le vif, ferme 4 usines et licencie 600 salariés avant de s'associer à Francis Bouygues pour racheter SAFT-Mazda et créer un leader européen de la pile.
Ce sera finalement une grande vente par appartements des activités du nouveau groupe.En 1988, il revend SAFT-Mazda-Wonder à l'américain Ralston qui veut implanter sa marque Energizer en France. Depuis, Wonder a été rayé de la carte économique française.
Avec Adidas Bernard Tapie tient "l'affaire de sa vie" selon ses propres mots. Il vend des participations et contracte un prêt énorme pour s'offrir le géant allemand (1,6 milliard de francs Bernard Tapie généralise la sous-traitance et licencie à tour de bras. Mais en 1992, Adidas enregistre une perte historique de 500 millions de francs. C'est trop pour le groupe de Bernard Tapie, obligé de vendre. Repris par son créancier, le Crédit Lyonnais, celui-ci cède ensuite l'entreprise à l'homme d'affaires Robert-Louis Dreyfus. Adidas redressée, il l'a fait entrer en bourse. C'est désormais un géant du sport qui pèse plus de 10 milliards d'euros.
En conclusion, il y a beaucoup à craindre quand Nanard s’intéresse à vous.
Et sa meilleure combine ne fut elle pas d’installer les sièges de ses entreprises à Neuilly ? cela crée des liens. L’important, c’est la réseaucratie.
Cela permet des indemnisations « amiables » dont le montant reste, en ce qui me concerne, inconnu : 40 millions, puis 90, puis 120 …comprenant ou pas des remboursements ? Disons que la transparence n’est pas totale.
J’ai, donc, l’impression que vous et moi payons pour que Nanard revienne aux affaires en attendant une nouvelle mission politique.
Au moins, c’est le théâtre qui respire.
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« En toute entreprise, il n’y a rien de plus funeste que de mauvais associés »
Mary Mailto et Eschyle