La France chante le blues

En ce jour de renaissance christique, la France a le blues.

Les cloches, les œufs et le chocolat ne nous mettent plus le cœur en joie.

D’ailleurs, il pleut. Noêl fut au tison, Pâques reste au tison. On ne croit plus au réchauffement climatique ni aux dictons.

Le pape, largement aidé par son prédicateur, est dans la tourmente et les jacasseries.

La France ne vote plus. C’est le grand désarroi que relevait il y a quelques temps le médiateur de la République. Même les dirigeants se déboussolent. Si certains n’arrivent pas à être séquestrés par leurs salariés, ils s’auto-séquestrent. C’est ce que fit Mme Pujol, ex-Présidente du plus puissant syndicat de l'hôtellerie-restauration. Non pas en raison des faibles conséquences de la baisse de la TVA  mais parce qu’elle elle a été destituée en novembre 2009. Pour protester contre cette situation inique, elle a pénétré de force  dans son bureau au siège du syndicat, auquel elle n'avait plus accès depuis trois mois et l’a transformé en Fort Chabrol. C’est vous dire l’état psychologique du pays !

Et les français désignent le Grand Responsable : c’est, évidemment, l’Hyper Président Sarko ! et, ils le chantent.

Ecoutez «  Si, Sarkozy, Si, Sarkozy »


Et, pourtant, ce n’est pas mieux ailleurs !

La chaîne britannique Channel 4 a diffusé une enquête montrant d'ex-ministres (l'ex-secrétaire d'Etat aux Transports, de la Défense et de la Santé)  et des parlementaires en train de monnayer leurs bonnes relations avec le gouvernement auprès de journalistes se faisant passer pour des lobbyistes.                                                                       

Les temps sont durs pour tout le monde. En France, les élus recalés ont plutôt tendance à devenir avocats. Et, c’est quand même une façon plus élégante pour atteindre le même résultat…

Aux USA Le premier amendement de la Constitution américaine autorise des excès de langage sans qu’il y ait offense au chef de l’Etat. C’est ainsi que Barak Obama s’est vu qualifié de nazi, d'Hitler, d'Antéchrist, de gorille et chimpanzé, de tueur d'enfants, de Mao, de Staline, de marxiste, socialiste ou encore de communiste. Mais,  le plat principal reste à servir. Les adversaires du président américain gardent en réserve l'adjectif qui tue. Ce mot fatal c'est : français.                                        

Comment garder le moral !

La méthode américaine pour réduire les déficits publics semble peu importable en France. En Californie, Arnold Schwarzenegger compte libérer 6.500 prisonniers cette année pour faire des économies. Le  pari est osé pour un républicain habitué aux rôles de justiciers. Nous, français savions déjà, depuis La Fontaine,  que « Selon que nous soyons puissant ou misérable, les jugements de cour nous rendront blanc ou noir » ; mais voilà que les américains vont plus loin et inventent le code pénal indexé sur la dette publique !

 

Et pourtant, le pire est à venir

 La fiche de synthèse de la réforme sur les retraites préparée en catimini par les équipes de Woerth  nous prépare un avenir bien sombre:

1. L'âge légal de départ à la retraite est aboli.

2. Une forte progressivité sera introduite dans les pensions. Il n'est plus tolérable de considérer qu'au motif que des hordes nantis sans qualification ayant pointé au Pôle emploi toute leur vie soient récompensés. Une surcote sera versée à tous les bénéficiaires du bouclier fiscal.

3. Les chômeurs et sans droit sont dispensés de retraite, tant en termes d'activité que de pensions.

4. L'espérance de vie sera proportionnée au patrimoine familial et des revenus sur les 25 meilleures années de la vie d'un individu. Un système d'abattage des personnes cherchant à dépasser leur espérance de vie "en contravention avec les termes de la Loi" sera mis en place en phase avec la prochaine canicule.

5. Contre les effets d'aubaine, la pénibilité au travail sera renforcée sur les bas revenus.

Allons ! Ceci n’est qu’un immense poisson d’avril copié sur le site « désinformation » !


Ouf ! …

Faut quand même faire gaffe ! car il n’y a pas de poisson, même d’avril, sans arête !

 

 

 « Le poisson ne voit pas l’hameçon, il ne voit que l’appât ; l’homme ne voit pas le péril, il ne voit que le profit »

Mary Mailto et un proverbe mandchou